| le 27-07-2009 14:14 |
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sudquotidien Yékini élargit son royaume Le règne de Yakhya Diop « Yékini » a encore de beaux jours dans l’arène. Après ses douze années de présence, le sociétaire de Ndakarou a ajouté une quinzième victoire à son palmarès en terrassant Gris Bordeaux de l’écurie de Fass. Cette victoire ne restera pas parmi les plus éclatantes de ses victoires. Puisque son adversaire lui a largement facilité la tâche en déposant ses quatre appuis à terre. Une issue qui a laissé bon nombre des supporters du Fassois, dubitatifs de la chute de leur lutteur.
Quelle que soit la manière, seule la victoire était belle, pouvait-on entendre hier, dimanche 26 juillet, au sortir du stade Demba Diop qui abritait la sixième édition du trophée que le promoteur Gaston Mbengue a dédié à El Hadji Mansour Mbaye, président des communicateurs traditionnels du Sénégal l’écurie Fass. Ils ne pensaient pas si bien dire après la victoire du champion Yakhya Diop Yékini aux dépens de Gris Bordeaux de Fass. Une méga affiche qui a laissé plus d’un amateur de lutte sur sa faim, puisque le combat s’est achevé sur un air de controverse et de constestation du verdict de l’arbitre accordant le gain de la rencontre à Yakhya Diop Yékini. Après douze ans de règne, ce succés n’est pas en effet le plus éclatant pour l’enfant de Bassoul qui n’a dû son salut qu’avec l’application de la régle des quatre appuis qui a finalement perdu l’espoir Fassois. Le Troisième Tigre de Fass n’est pourtant jamais apparu aussi en jambe que lors de ce face à face crucial dans sa carrière de lutteur. Encadré par toute une écurie dont Mbaye Guèye et Tapha Guèye, Ouza Sow, Balla Diouf, Forza et autre Boy Nar, le Fassois tel un fauve en cage, s’est particulièrement distingué par une intense mise en train savamment orchestrée par le préparateur physique Babacar Seck, au moment où Yakhya Diop faisait montre d’un calme olympien qui frise la nonchalance, mais également d’une grande confiance. Ce qui se traduisait tantôt par des chants, tantôt par des danses. Il se permet même d’emprunter la danse de son adversaire pour mieux le chambrer et aussi au champion olympique jamaicain Usain Bolt par un signe au ciel. Accompagné dans l’enceinte par l’ancien champion Robert Diouf, d’Amadou Katy Diop et de Yékini junior, le sociétaire de Ndakarou ne s’est d’ailleurs pas départi de cette confiance. Au même moment où le Fassois, sous la direction de Mbaye Guèye et Moustapha Guèye, s’affairait aux derniers bains mystiques et aux dernières recommandations. C’est sur ces entrefaites que l’arbitre libère à 19h32 les deux acteurs. Dès le coup d’envoi, Yékini fera preuve de cette même sérénité dans un combat rapproché. Le round d’observation ponctué par un échange timide de coups, préfigure un combat tactique. Le Fassois perdu par la régle des quatre appuis Après l’épuisement des deux minutes d’observation, Gris Bordeaux amorce la première attaque significative lorsqu’il part dans une entrée en jambe dans la garde de Yékini. Le Fassois n’aura pas toute la puissance pour soulever son adversaire. Yékini va peser de tout son poids pour le laisser choir au sol avec les quatre appuis au sol. Cette fulgurante action sera suffisante pour le sociétaire de Ndakarou qui lève aussitôt les mains au ciel en signe de victoire. Le doute et le scepticisme s’emparent des nombreux spectateurs. Yékini sera conforté par les arbitres et surtout par les images des écrans géants qui mettent à nue la défaite de l’espoir de Fass. En enlevant son seizième succès en douze ans de présence, le Roi Yékini pouvait ainsi s’asseoir sur son trône en soulevant le trophée et la couronne. Il épingle ainsi la première victime chez cette nouvelle génération symbolisé par Gris Bordeaux. Le Fassois, qui a fait son irruption en 2001 dans l’arène, essuyait ainsi sa cinquième défaite de sa carrière. En combats préliminaires, Commissaire de l’école de lutte Balla Gaye a ouvert le bal en remportant sur décision arbitrale son combat contre Yawou Dial de Pikine Mbollo. Thiat de l’école de lutte de son pére Boy Bambara, se signalait ensuite en surclassant Mbaye Diouf de l’école Mbaye Fall. Boy Ngaye de l’écurie Ndakarou faisait de même en terrassant Malick Ndiaye de l’écurie « les 37 Fous ». De son côté, Sa Thiés de l’école de lutte de son père Double Less, expédiait par Ko Ousmane Diouf Wouli de l’école de lutte Mbaye Fall. Tidiane Faye de Lansar lui emboitait le pas en dictant sa loi à Birahim Nger de l’écurie Saccou Xam-Xam.
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