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SENEGAL - LES LIONS ELIMINES PAR LA GAMBIE Suggérer par mail
 
le 12-10-2008 14:49
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Le pari perdu de Lamine Ndiaye

Dakar, 12 oct (APS) - L’élimination des Lions de la course pour la CAN et le Mondial 2010, suite au nul qu’ils ont concédé à la Gambie samedi à Dakar, ramène le football sénégalais dix ans en arrière. Depuis 2000 en effet, ils participaient régulièrement à la CAN et c’était là un signe de vitalité de l’élite du football du pays.

Participer à la CAN, c’est le moins qu’on puisse attendre du potentiel représenté par les nombreux footballeurs sénégalais disséminés à travers le monde. A part le Nigeria, le Sénégal est le pays africain qui compte le plus grand nombre de footballeurs expatriés en Europe notamment.

Avec l’élimination des Lions de la course à la CAN et au Mondial 2010, le Sénégal sort en même temps du Top 16 du football africain. Et son classement réel en Afrique se situe aujourd’hui au-delà de la 20e place, à l’issue de cette mémorable contre-performance de samedi.

La responsabilité de cette situation incombe en premier lieu à l’entraîneur qui a joué et perdu. Ensuite, les ‘’critères humains’’, comme il le disait lui-même, qui ont présidé au choix des hommes n’ont pas finalement convaincu, puisque pour la énième fois, c’est une équipe sans âme et sans projet de jeu que Lamine Ndiaye a présentée samedi.

C’est que l’entraîneur national avait parié sur la nostalgie, c’est-à-dire le retour d’anciennes stars et la mobilisation d’un groupe autour d’El Hadj Diouf. Mais à l’arrivée, sa décision de rappeler Khalilou Fadiga et Salif Diao, de miser sur Diouf et Cie d’ignorer deux autres Sénégalais, Mamadou Niang de l’Olympique de Marseille (OM, Ligue 1 française) et Demba Bâ (Hoffenheim, première division allemande), manque de réalisme.

Il faut rappeler qu’à eux deux seuls, ces deux footballeurs ont marqué plus de buts en ce début de saison que l’ensemble des joueurs de toute l’équipe de samedi.

Si Lamine Ndiaye avait réussi à gagner la rencontre de samedi. Il aurait eu certainement raison sur tous ceux qui lui demandaient de faire appel à Mamadou Niang et Souleymane Diawara. Mais maintenant, il doit être assez lucide et savoir que nous sommes dans un domaine, le sport, où ceux qui gagnent ont raison sur ceux qui perdent.

Lamine Ndiaye avait beaucoup d’atouts en arrivant à la tête de l’équipe nationale, présentait le profil adéquat pour l’emploi, et pour ceux qui militent pour l’expertise locale, il réglait la question et semblait être l’homme qu’il faut pour conduire les Lions.

Du fait de son passé de joueur professionnel, il était censé mieux connaître les us et coutumes des footballeurs expatriés, base de toute sélection nationale aujourd’hui. Il aurait donc pu mieux gérer les cas Niang et Diawara. Il fallait peut-être prendre en compte le fait que la psychologie de footballeurs nés et ayant grandi au Sénégal peut être sensiblement différente de la mentalité de leurs partenaires, sénégalais certes par leurs parents, mais qui sont nés et ont grandi en France.

Le résultat, c’est que le football sénégalais est condamné à ‘’la politique de la chaise vide’’ pendant les prochaines années qui nous séparent d’autres éliminatoires de la CAN et du Mondial. La pire des choses qui puisse lui arriver, car il va perdre le contact avec la réalité de la haute compétition.

Lamine Ndiaye avait le pouvoir de monter une équipe plus performante que cela, de se fixer un projet et des ambitions. Il n’a rien réussi de tout cela parce qu’il n’a pas pris l’exacte mesure, à mon avis, de la responsabilité qui accompagne le pouvoir qu’il avait. C’est peut-être pourquoi il a perdu son pari.


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Mamadou Seck, nouveau président de l’Assemblée nationale : une sérénité bienvenue au perchoir

Dakar, 16 nov (APS) - Candidat désigné par le groupe libéral et démocratique de la majorité, le député libéral Mamadou Seck a été élu dimanche après-midi, sans surprise, président de l’Assemblée nationale, une semaine après la destitution-démission de Macky Sall, alors titulaire du poste.

Jusque-là président de la commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique de l’institution parlementaire, Mamadou Seck, semble être l’homme qu’il faut aujourd’hui au perchoir, dans un contexte marqué par des ‘’remous’’ au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir).

Evoquant un ‘’blocage’’ du fonctionnement de l’Assemblée nationale, du fait d’une ‘’une mésentente évidente’’ entre le président de l’Assemblée nationale et sa majorité parlementaire, les députés ont voté il y a de cela une semaine une résolution destituant son prédécesseur de son poste.

A l’appui de leur argumentaire, les adversaires de Macky Sall ont par ailleurs fait valoir que le désaccord invoqué entre l’ex-président de l’Assemblée nationale et la majorité parlementaire dont il est issu ‘’pourrait être le lit d’une crise institutionnelle’’ entre le législatif et l’exécutif.

Dans ce contexte, le choix porté sur Mamadou Seck, 61 ans, peut préjuger de lendemains plus apaisés, en raison notamment de la personnalité du nouveau président de l’Assemblée nationale, de ses compétences professionnelles reconnues et de sa ‘’proximité’’ avec le président de la République.

Récemment, un quotidien qui cherchait à faire le tri des nombreuses candidatures réelles ou supposées constamment évoqués par la presse pour succéder à Macky Sall, a démontré, sans le vouloir forcément, combien pouvait etre judicieux le choix de Mamadou Seck.

Au-delà du fait qu’il passe comme un militant et un cadre authentique du PDS, en termes décodés il n’a jamais quitté ce parti pour une autre formation politique, ce qui était une des conditions à remplir pour les candidats, Mamadou Seck peut faire valoir des qualités qui semblent fort convenir à la situation.

Dixième président de l’Assemblée nationale depuis l’indépendance (le quatrième depuis mars 2000), il est en effet décrit comme un homme pondéré, serein, des vertus bienvenues pour apaiser les esprits, après le tumulte à la place Soweto, et favoriser le renouveau qui devait caractériser la présente législature. Conformément aux vœux des députés eux-mêmes.

Au-delà de tout, Mamadou Seck a une réputation de sérieux et d’intégrité qui date, pour partie, de sa démission du gouvernement en mai 2001. Alors ministre de l’Economie et des Finances, M. Seck avait justifié sa décision de quitter l’attelage gouvernemental par l’existence d’une "affaire qui risque de ternir (son) image et celle du gouvernement". Transparence avant l’heure.

En 1988, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans une affaire de détournement des produits de la vente de denrées alimentaires, confiées à la Société de manutention et de transit (SOMICOA), dont il était le directeur général (Dg), par un organisme public, le Commissariat à l’Aide alimentaire.

Simple négligence de sa part, puisque le nouveau président de l’Assemblée nationale n’a été condamné avec sursis que parce qu’il avait omis de commettre son propre avocat. Saisi par la suite par ses avocats, la Cour d’appel a finalement blanchi Mamadou Seck.

"Il m’est apparu sur la base de l’idée que je me fais de la fonction de ministre, qu’il était nécessaire que je démissionne (..)", avait alors déclaré Mamadou Seck, quittant ainsi son cabinet quelques jours seulement après la formation du gouvernement de Mame Madior Boye, "pour s’expliquer à nouveau devant les Sénégalais en simple citoyen sur cette affaire" qui l’a rattrapé.

Il s’agit alors de "faire taire les allégations sur la moralité et sur les actes que j’aurais commis et qui sont aujourd’hui distillées dans la presse et dans certains cercle. Du fait également de mes fonctions de ministre de l’Economie et des finances, des allégations portant sur des détournements et des malversations financières sont suffisamment graves", avait-il indiqué.

L’intégrité sauvée et sa bonne moralité préservée, cet économiste de formation, diplômé du Centre d’études financières, économiques et bancaires de Paris et de l’université de Paris I-Panthéon réintègre le gouvernement à partir de novembre 2002, en occupant le poste de ministre des Infrastructures, de l’Equipement et des Transports.

Il sera ensuite nommé ministre des Infrastructures, de l’Equipement, des Transports terrestres et des Transports maritimes intérieurs, avant d’etre reconduit au même poste en mars 2005. Il va finalement quitter le gouvernement lors du remaniement intervenu le 1er février 2006.

Depuis, il était au service de sa mairie de Mbao, de son parti et de l’Assemblée nationale, où il assurait la présidence de la très stratégique commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération.


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