| le 04-03-2010 14:57 |
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AFFAIRE DES FILLES DE LIBERTE 5 A Le Procureur abandonne les charges Hote Diouf et Aby Ndiaye recouvrent la liberté, les voisins partagés entre soulagement et inquiétudes. Senegalonline.info- Hote Diouf et Aby Ndiaye recouvrent certes, la liberté, cependant, si les familles se trouvent soulagées, pour d’aucuns, il faut que les autorités soient plus regardantes en sanctionnant de tels faits. La dépravation des mœurs est à untel niveau ajoutent nos interlocuteurs qu’il faut que des sanctions sévères soient prononcées à l’encontre des mineurs et des commanditaires.
Elles sont libres, elles peuvent désormais vaguer tranquillement à leurs occupations même si par ailleurs, les regards inquisiteurs du voisinage les obligent à faire profil bas. Hote Diouf et Aby Ndiaye ont bénéficié de la clémence du Procureur de la république arguant leur âge mineur à l’époque des faits, c'est-à-dire en 2OO8, mais, surtout de leur innocence qui les explose à une exploitation facile de la part des organismes criminels internationaux. De tels arguments, s’ils n’ont pas reçu l’assentiment de la plupart des Sénégalais, ils ont au moins soulagé les familles des filles incriminées. En effet, à la Sicap Liberté 5 A où les filles habitent, c’est un ouf de soulagement pour les familles. Pour nos interlocuteurs, « c’est une décision qui a été bien accueillie, à vrai dire, le père de H.D, ne mérite pas une telle humiliation si sa fille était arrêtée et mise en prison ».D’ailleurs, pour d’aucuns, « rien que le fait de dire dans la presse que le père de H.D est non seulement le chef de quartier, mais qu’il est le chef d’une important Dahira de l’une des plus grandes confréries du pays, a du certainement peser pour que le Procureur abandonne les charges pour ne pas infliger au père une sévère humiliation ». Et nos interlocuteurs de renchérir, « la piété du père et de l’estime qu’il bénéficie dans ce pays a été sans doute un élément déterminant pour que les filles ne soient pas inquiétées d’autant plus qu’au lendemain de la révélation des faits, il est allé dire à la Police qu’il va la tuer si jamais, il la voie ». Cependant, si la joie est visible chez certains avec l’abandon des charges contre les filles, l’inquiétude et la résignation continuent d’habiter le voisinage. A les en croire, « ne pas poursuivre les filles qui se sont adonnées à une prostitution déguisée même si par ailleurs on refuse de le dire prétextant leur âge mineur, c’est sans aucun doute permettre à d’autres de faire des choses pires que celles des filles incriminées ». Et nous interlocuteurs de fulminer, « nous sommes dans une société où la dépravation des mœurs est à un niveau tel que les autorités étatiques doivent servir et non se laisser entraîner dans des considérations sentimentales ou d’autres encore ».Apparemment irrités, nos interlocuteurs citent des affaires jugées « scrabbleuses comme l’affaire Mathiou avec des filles mineures comme Makeba, O KH Mbengue et autres qui devaient être poursuivies pour le délit de prostitution déguisée , mais qui ont été prises plutôt comme des victimes alors que tel n’est pas le cas, c’est le cas aussi de la fille de l’agence AXA assurance, il n’y a jamais eu de poursuites judiciaires. ».« L’absence de poursuites contre les mineures a de vieux jours devant nous », tonnent nos interlocuteurs.L’on se rappelle que les filles ont été identifiées parmi un grand nombre d’autres faisant des séances de partouze. L’affaire révélée par le journal Walfgrand place a fait les choux gras de la presse Sénégalaise à cause des photos indécentes des filles qui n’avaient pas à l’époque des faits en 2OO8, atteint la majorité. Les filles incriminées formaient une bande, elles habitent les Sicap Liberté 4,5 et 6. Quand l’affaire a éclaté, le Procureur de la république avait lâché les éléments de la Division des investigations criminelles dans lesdits quartiers. Les recherches vont s’avérer infructueuses du fait que les deux filles H.D et A.ND avaient fini de déserter leurs domiciles. Elles vont être cueillies finalement et libérées après leur audition. Le Procureur a estimé qu’elles étaient plutôt victimes à cause de leur âge immature qui fait qu’elles cédent facilement aux tentations du crime international organisé. LES FILLES SONT LIBRES ? QUID ALORS DES AUTRES ET DES COMMANDITAIRES ? « L’affaire des filles des Sicap Liberté 5A , 4 et 6 », communément appelée ainsi par l’opinion publique va être close comme elle a été, dans la totale inquiétude et incompréhension. Les filles recouvrent la liberté au grand soulagement de leurs familles. Cependant, les photos vues dans le site, montrent d’autres filles qui paraissent âgées à l’époque des faits. Dés lors, on se peut se poser la question de savoir ce qu’il va advenir d’elles ?. En clair, le Procureur va –t-il continuer les enquêtes pour les retrouver et les traduire en justice ?. On ose espérer que oui, du fait de la gravité des faits. Aussi, l’on pense que les commanditaires de tels actes jugés « odieux » vont être poursuivis afin de mettre fin au crime sexuel organisé. Le ou les hôtels qui ont hébergé les auteurs doivent être connus et les propriétaires sanctionnés et ils peuvent être considérés aussi comme complices.
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