| le 04-02-2010 14:25 |
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 Le Quotidien Une peine ferme au procès de l’incendie contre le Ps : Massaly, 6 mois de mission carcérale Massaly ne sera pas de ceux qui ont effectué hier le magal de Touba. Le juge en a décidé autrement en prononçant son verdict dans l’affaire de l’incendie du meeting du Parti socialiste, le 17 janvier 2010, à Thiès. Massaly écope de deux ans dont six mois ferme à l’issue du délibéré.
C’est assez étonnant de voir comment les choses peuvent parfois contraster. Le 19 janvier, à la sortie du commissariat central de Thiès pour son premier interrogatoire face au commissaire Tendeng et le 25 janvier, en route pour la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de la cité du rail, après son mandat de dépôt, Mohamadou Lamine Massaly se distinguait en narguant les badauds et les journalistes, mais aussi en défiant la Justice. Hier, le spectacle à sa sortie de la salle d’audience pour rejoindre la Mac était bien différent. Arrivé sans bruit, malgré le signe de la victoire brandi à l’intention de certains de ses partisans au moment d’entrer dans la cave, il en est sorti sans le sourire, sans le portable collé à l’oreille et surtout sans le moindre geste à l’intention de ses partisans tous abattus à cet instant. Quelques minutes plus tôt, dans son intime conviction, le juge Djibril Seydi lui avait montré que seule la Justice avait le dernier mot. Le délibéré dans l’affaire qui l’oppose au Parti socialiste (Ps) venait d’être vidé avec une peine de deux ans de prison dont six mois ferme dans son dos. C’est environ une dizaine de minutes qui ont suffi au juge Seydi pour vider son délibéré devant un prévenu qui peinait à le regarder droit dans les yeux. C’est au beau milieu du factum, du juge que le doute n’était plus permis sur la responsabilité entière du soutien de Me Wade sur ce qui s’est passé lors du meeting du Ps le 17 janvier. C’est en ce moment que le juge a reconnu la culpabilité de Mohamadou Lamine Massaly dans ce qui s’est passé, en reconnaissant qu’il en était bien l’instigateur. Le juge dit avoir campé ses certitudes sur «les dénégations incohérentes» du prévenu, «les témoignages concordants et constants» des témoins que sont le journaliste Léopold Tamba et le commissaire Tendeng, «le choix des personnes ciblées avant les actes», etc. La culpabilité du jeune responsable libéral n’entraînera pas pour autant le Tribunal des flagrants délits de Thiès dans la qualification des faits en incendie criminel, comme souhaitée par les avocats de la partie civile. Une bouée de sauvetage pour le prévenu, quand le juge Seydi, logiquement, à partir de la procédure initiée par le Parquet, écartera tous les aspects développés antérieurement par les avocats de la partie civile. Les intérêts de la partie civile ne seront pas de mise dans le verdict du Tribunal des flagrants délits de Thiès car au plan de la procédure, rien n’a été fait dans ce domaine par Ousseynou Keïta qui a déposé la plainte au nom du Ps. C’est une peine de moins pour Massaly qui voit ainsi passer le magal de Touba 2010, en se retrouvant en prison jusqu’en juillet prochain. A moins que «l’appel partiel» annoncé par son avocat lui enlève le tort qui pend sur ses épaules. Ou que, par la grâce présidentielle, il retrouve rapidement la liberté, comme l’actuel adjoint au maire, Yankhoba Diattara, condamné à six mois de prison en 2005 par le tribunal de Thiès, mais gracié par la suite avant l’expiration de la peine. A propos de cette grâce présidentielle, l’opposition politique thiessoise est déjà en ordre de bataille pour la dénoncer. Présente hier au délibéré et dans le cadre de Bennoo, la responsable régionale de l’Afp, Elène Tine, met en garde contre cette éventuelle grâce présidentielle à l’approche du 4 avril (lire ci-contre).
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