| le 24-09-2008 19:13 |
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 JEUNE AFRIQUE Sénégal: le président de l'Assemblée dénonce "une tentative de liquidation politique" L'entourage du président de l'Assemblée nationale du Sénégal, Macky Sall, a dénoncé mercredi une "tentative de liquidation politique" menée par des responsables du parti du président Abdoulaye Wade, soulignant ainsi les divisions minant ce mouvement.
Ces "agressions caractérisées" et cet "acharnement" venant "de la part de quelques éléments bien identifiés de la direction du PDS (Parti démocratique sénégalais, au pouvoir depuis 2000), sans raison valable" constituent "une vaine tentative de liquidation politique", selon un communiqué. Ce texte, signé par le conseiller politique du président de l'Assemblée, Abdourahmane Ndiaye, a été remis à l'occasion d'un point de presse, le jour où M. Sall, ancien numéro 2 du PDS, était convoqué par la commission de discipline de son parti. Le PDS lui reproche des "initiatives personnelles fractionnistes" au sein du parti et des "actes de nature à compromettre l'image du parti et du pays", notamment ses voyages pour assister à la convention démocrate aux Etats-Unis et au Sénat français. M. Sall, ancien Premier ministre, ne s'est pas rendu à la convocation. "Pourquoi participer à une mascarade alors que les dés sont pipés", a lancé Sitor Ndour, secrétaire-général adjoint de l'Assemblée nationale. "Il semblerait que, quelque part, Macky Sall gêne les ambitions présidentielles de certains responsables du parti", a-t-il poursuivi. Interrogé sur les ambitions présidentielles du chef de l'Assemblée, il a répondu: "à ce jour, il n'a posé aucun acte dans ce sens". Mais "chaque fois qu'un responsable du parti est en vu, un clan se constitue pour le liquider. c'est une pratique habituelle au PDS", a-t-il estimé. L'ancien Premier ministre Idrissa Seck, un temps présenté comme le "dauphin" du chef de l'Etat, avait été exclu du PDS en août 2005. La commission de discipline du PDS a constaté "le refus de déférer de notre frère Sall", a délibéré et a envoyé ses propositions à la direction nationale du parti qui devrait statuer "dans un délai très court", a indiqué le président de la commission de discipline Abdoulaye Faye, lors d'un point de presse. Les sanctions vont du simple blâme à l'exclusion définitive du parti. Concernant les accusations de l'entourage de M. Sall, le responsable du PDS a répondu: "il lui est tout à fait possible de se défendre mais il se présente déjà comme une victime". En début de semaine, un député du PDS avait déposé une proposition de loi, modifiant la durée du mandat du président de l'Assemblée nationale, qui passerait ainsi de 5 ans à 1 an renouvelable. Selon l'entourage de M. Sall, cette initiative vise personnellement le chef de l'Assemblée, élu en juin 2007, et viserait à lui faire perdre le "perchoir".
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