Dakar, 20 nov (APS) – L’installation de la Cour suprême, dans une nouvelle forme (regroupant le Conseil d’Etat et la Cour de cassation), est abordée par la presse du jeudi qui met l’accent sur les positions du chef de l’Etat sur les missions de l’institution.
‘’Vous ne devez rendre compte qu’au peuple’’, lance le président de la République à l’endroit des juges, dans une déclaration rapportée par Le Soleil qui ajoute que le cérémonie officielle d’installation du Premier président de la Cour suprême et du Procureur général de la dite cour a servi de prétexte au chef de l’Etat pour ‘’réitérer son attachement à l’indépendance des juges’’.
Au cours de la même cérémonie, Abdoulaye Wade y est allé dans la confidence selon Walfadjri. ‘’J’ai failli supprimer le ministère de la justice’’, dit le président de la République pour qui ce département ministériel ‘’n’a aucune influence sur la justice’’.
L’installation de la nouvelle Cour suprême consacre selon Le Messager le principe d’une justice ‘’au service des citoyens’’, tandis que Le Quotidien rapporte que le président Wade veut ‘’muscler la Cour suprême’’ en la plaçant au sommet de la nomenclature des juridictions.
Pour un autre sujet, Abdoulaye Wade fait la une du Quotidien qui estime que l’homme ‘’met en danger le président’’. ‘’La sécurité présidentielle doit remercier le ciel chaque jour que Dieu Fait, soutient le journal. Car avec Abdoulaye Wade, l’évidence est loin d’être rigueur. Imprévisible, populiste à souhait, le tempérament de Me Wade et son comportement mettent en danger, à chaque sortie publique, le président de la République.
Sud Quotidien s’intéresse à une ‘’école prise en otage’’, placée ‘’entre débrayage de enseignants et promesses gouvernementales’’. Dans ce secteur de l’éducation, le journal Thiey signale que lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (OIS), le secrétaire général Youssou Touré a ‘’rué dans les brancards’’ et s’est ‘’attaqué au ministre de l’Education.
A propos du contentieux avec l’Etat du Sénégal, l’opérateur de téléphonie Sentel ‘’brise le silence’’ et fait des ‘’révélations’’ dont Le Populations se fait l’écho. Le journal rapporte que les Américains ont parrainé les négociations du 9 août 2002 au Palais et ajoute que Sentel affirme détenir ‘’tous les documents qui lui permettent d’émettre’’.
‘’Après avoir adopté un profil bas face à l’Etat décidé d’annuler sa licence obtenue en 1998, la filiale de Millicom International Cellular, brise le silence’’, note Le Populaire estimant que cette nouvelle attitude riche de révélations sur les rapports entre cette société et le régime de l’alternance, et qui renseigne sur la détermination de Sentel à ne pas céder, parce que jugeant être dans son bon droit.
L’AS annonce des ‘’révélations sur une brouille à trois’’ (Wade-Karim-Doudou Salla Diop). Le journal rapporte : ‘’ce que l’ambassadeur (Diop) a dit sur les voyages du président ; Kader Boye remplacé par…un ancien des Archives nationales ; la « GC (Génération du Concret) » cible les ambassades de Bruxelles, New Dehli et Washington’’.
L’Office consacre sa une à un fait divers mettant en cause un officier de l’Armée arrêté avec de la cocaïne par la gendarmerie à Kaolack ; L’Observateur relate ‘’complots, intrigues et guerre des tranchées au Palais’’ affirmant que Abdoulaye Baldé, secrétaire général de Présidence de la République est en train d’affuter ses armes dans la ‘’bataille’’ pour occuper le poste de numéro 2 de la « Génération du concret ».
Abdoulaye Baldé est selon L’Office ‘’un homme que la censure populaire définit déjà sous les traits d’un sursitaire qui, persécuté, n’hésitera pas à tirer, et à bout portant, sur tout ce qui pourrait constituer une menace contre lui’’.
Walf Grand-Place affirme à sa une que l’Apix (Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux) ‘’risque de faire foirer la foire’’ parce qu’elle est ‘’absente (de la manifestation) pour +contraintes budgétaires+’’
Le Matin et Sud Quotidien ouvrent le débat sur la direction de l’équipe nationale de football en s’intéressant au poste de sélectionneur. ‘’Quel sélectionneur pour les Lions ?’’ s’interroge Sud qui signale que 15 candidats se sont signalés depuis le limogeage de Lamine Ndiaye du poste.
Le journal Le Matin est plus affirmatifs, soulignant que les techniciens locaux sont sur ‘’un fauteuil confortable’’.