| le 18-04-2008 09:33 |
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Les bruits de couloirs, les rires fous de certains employés qui se lancent des gibets, les claviers machines qui crépitaient çà longueur de journées frappés par des doigts alertes des secrétaires, les commerciaux essayant de convaincre les clients pour acheter leurs produits, telle était l’ambiance des jours heureux qui caractérisaient l’entreprise Buhan Teissier. Aujourd’hui, c’est la morosité, un silence de cathédrale où le moindre bruit est perceptible, accentué par un climat de déception et de suspicion qui règnent au sein de Buhan Teissier depuis un mois.
En effet, Buhan Teissier, présent au Sénégal depuis 1828, donc durant 172 ans, a entrepris la douloureuse entreprise de se séparer de la totalité de son personnel pour finalement fermer boutique.
Ce sont au total 35 employés qui ont perdu en un moi leur travail. L’entreprise que dirige actuellement France Sporrer a décidé finalement de cesser ses activités au Sénégal suite à une «décision de la maison mère qui se trouve à Bordeaux» raconte un employé qui a requis l’anonymat. Pour ce dernier, le climat de suspicion a commencé à régner dans la maison «dés que nous avons su en 2OO2 que l’actuel directeur génal Franc Sporrer est nommé en provenance du Mali ». Dés son arrivée, ajoute notre source, «nous avons que les carottes sont cuites pour Buhan Teissier Sénégal » car dit-il « Franc traîne la réputation de liquidateur d’entreprise ». Il donne l’exemple du Mali « où il s’est illustré d’une mauvaise façon en fermant Buhan Teissier ». C’est après avoir accompli «son devoir», se désole la source que «la maison –mère l’a débarqué à Dakar». C’est ainsi que dés son arrivée, renseigne la source, «en 2OO4, il a cessé de confectionner des calendriers avec logo de la boîte ». « Beaucoup de départements » ajoute –il, «sont tour à tour fermés, des restrictions budgétaires opérée dans tous les secteurs de la boîte ». Loin de s’arrêter là, tonne la source, «les principaux départements que sont le pôle industrie et le service technique qui sont la cheville ouvrière de la boîte sont à leur tour fermés ».
Cependant ; avertie la source, « certes, nous avons perdu notre emploi, mais, Franc Sporrer nous a quand même payé tous nos droits ». En effet, à en croire certains employés, «les 25 premiers licenciés ont tous perçu intégralement leurs droits ». Les «1O derniers licenciés », dira-il, «ont aussi à leur tour été payés ». D’ailleurs, renchérit la source, «certains sont encore maintenus afin d’assurer la continuité des contrats en cours le temps de finir l’année 2OO8 ».
Malgré le paiement des indemnités, les travailleurs de Buhan Teissier se disent déçus de ne pas pouvoir garder leur entreprise eu égard à la longue présence de Buhan Teissier au Sénégal,faisant d’elle , l’une des entreprises Françaises les plus vieilles et les performantes au Sénégal. Pire, ils ont dénoncé le double langage que le directeur Franc Sporrer les a tenu en refusant de dire que si «la boîte a été vendue et le nom des repreneurs». Par Yathé Nara NDOYE
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